Réflexions autour de la notion de logement social (article proposé par Willy Furter)

Quelles sont les principaux éléments de définition d’un logement social ?

Nous pouvons noter qu’un logement social doit:

– être bon marché ;
– assurer la sécurité des habitants;
– assurer leur bien-être ;
– être économe.

Etre bon marché, c’est permettre à des personnes déshéritées de vivre décemment, mais c’est aussi, donner la possibilité à des jeunes couples d’entrer dans la vie active, sans se couvrir de dettes.

Mais pourquoi une maison coûte-elle 10 fois plus cher qu’une voiture, alors qu’elle revient 8000 fois moins cher à fabriquer ?

Assurer la sécurité des habitants, c’est leur fournir un toit qui ne risque pas de les écraser, mais c’est aussi leur fournir une protection efficace contre les incendies. Les séismes font, chaque année, des milliers de morts.

Pourquoi ne construit-on pas des maisons indestructibles ?

Les incendies causent la mort et la destruction de biens.

Pourquoi n’oblige-t-on pas les constructeurs de maisons à installer des têtes d’extinction, à la moindre surchauffe ou des alarmes à la détection de gaz dangereux ?

Assurer le bien-être des occupants, c’est leur fournir une habitation saine, à l’abri de l’humidité, de la chaleur et du froid.

On entend fréquemment dire: l’hiver arrive, l’humidité rentre dans les maisons. L’humidité n’est pas une fatalité, c’est le résultat du contact entre des murs froids et un air intérieur plus chaud.

Etre économe consiste à fournir la chaleur nécessaire au chauffage de l’eau et des locaux en récupérant les calories que le soleil nous fournit gratuitement, suffisantes si une bonne isolation est installée.

C’est aussi fournir une eau buvable à la place d’une eau potable dont l’utilisation dans les WC est plutôt ridicule.

Fort de ces constats, j’ai conçu une maison indestructible, isolée à l’air immobile, meilleur isolant thermique actuel, qui :
– garde la chaleur intérieure ;
– refoule la chaleur extérieure en été ;
– empêche la pénétration de l’humidité, pour le bien-être des occupants ;
– permet de capturer les calories solaires et de les redistribuer pour le chauffage de l’eau et des locaux.

Une telle maison peut être construite en série, à raison d’une à l’heure,
moyennant une quantité de commandes suffisante.

Nous n’avons pas de pétrole mais les idées ne manquent pas, à nous de les appliquer en songeant aux erreurs du passé, afin de ne pas les refaire.

Il me semble que vous vous attelez sérieusement au problème de l’habitat malsain, alors je suis en mesure d’apporter, grâce à l’utilisation d’air immobile allié à des films réfléchissants, une solution économique pour le combattre.

Arrivé à l’âge de la retraite, en faisant le point sur les gaspillages énergétiques et financiers pour acquérir un hypothétique bien-être, il est bon de donner aux jeunes, des pistes, afin qu’ils ne commettent pas les mêmes erreurs et qu’ils mettent les avancées technologiques, ayant fait leurs preuves dans d’autres domaines, comme l’aéronautique ou l’agro-alimentaire, au service de leur bien-être.

Willy Furter : www.maison-econome.forumpro.fr

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2 réponses

  1. SCHWARZBACH dit :

    Oui, oui, oui, il est bon de lire qu’il faut arrêter de marcher sur la tête.
    Mais pourquoi a-t-on multiplié les maisons individuelles qui sont un non sens économique, écologique et social ? Sans compter la moins value latente à la revente… Et pourquoi l’indice BTO1 a-t-il pendant des années augmenté plus vite que l’inflation et pourquoi les coûts de construction sont-ils de 20% supérieurs en France par rapport à la moyenne européenne ?
    Ce n’est pas le travail : l’écart de coût horaire de main d’oeuvre entre la Pologne (la moins chère) et la France (l’une des plus chères) n’est que de 4€. Pas de quoi s’affoler. A l »issue d’un séminaire, dit ‘Housing platform’ fin 2008 (ww.pavillon-arsenal.com/editions/modele.php?id_edition=113) nous étions arrivés à l’idée :
    – que les aménageurs publics ont joué pendant des années le même jeu de spéculation que tous les autres acteurs, en faisant miroiter aux élus locaux que l’immobilier rapportait des mill et des cent (c’est vrai) et qu’ils pouvaient en prendre leur part…
    – que les entreprises, en tous cas les majors, Vinci, Bouygues, Eiffage… fonctionnaient avec des marges encore confortables,
    – que les cimentiers (eh oui, quelle proportion de chantiers humides, dans un des pays les plus forestiers d’Europe, inveteur ou presque de la charpente métallique, etc ?) en prenaient assez à leur aise
    – que les promoteurs étaient contraints et par le coût de leur ressources financière et par les exigences de rentabilité de 15% IFRS de leurs actionnaires,
    – et que les clients avaient de quoi s’endetter pour acheter cher…

    Jusqu’en 2008.

  2. SCHWARZBACH dit :

    En exclu pour Magazine Immobilier, extrait d’ITEM Info n°30 du 19/01/2010. En ligne + pdf téléchargeable sur http://www.itemnews.unblog.fr

    Matériaux : la faim féroce des Velociraptors

    Les cimentiers détiennent une partie des clés de la reprise. Or le C.A. de Ciments Français baisse de -14,8% au T3. Le bénéfice recule de 20,3%. «La tendance (…) reste à la baisse avec une légère érosion des prix» mais la société améliore sa productivité. Fin juin, Italcementi, qui détient 82% de Ciments Français, a renoncé à la fusion «en raison de demandes de créanciers américains jugées inacceptables». Un dividende exceptionnel lui était conditionné. Chez Lafarge « le ralentissement continue à peser sur les résultats ». Le C.A. cède 15% et le résultat courant 29% malgré les marchés émergents. Après avoir réduit son endettement de 2,3 Md€, le groupe verse un dividende de 2€ par action, 25% des bénéfices. Même baisse (-15,5%) chez Saint-Gobain, qui réduit de 700 M€ ses acquisitions mais se désendette. Le taux de dividende a augmenté de 10 points de base entre 2007 et 2008. Arcelor-Mittal, sorti du CAC40, a vu son action grimper à New York pendant toute l’année 2009. La guerre des marges entre industriels, BTP, promoteurs, banquiers et investisseurs n’est pas finie.