Regard sur le parcours de Nicolas Daumont (Président du Groupe Archipelle)
Le parcours de Nicolas Daumont a valeur d’exemple. Ce jeune entrepreneur de 33 ans (ie : au moment de la publication de cet article) a déjà une solide expérience à son actif. Il est en effet président du Groupe lyonnais Archipelle, qui regroupe différentes enseignes reconnues comme Illico Travaux, Camif Habitat ou encore Domireva.
De la création de services de courtage en travaux au rachat de Camif Habitat
Issu de l’Institut Français de Mécanique Avancée (IFMA) de Clermont-Ferrand, Nicolas Daumont, crée le concept de « courtage en travaux » en 2000, à tout juste 23 ans.
Il décide alors de lancer le premier réseau de franchise du secteur, Illico Travaux. Dix ans plus tard, Illico Travaux compte plus de 130 courtiers en France et se développe à l’international. Le groupe est aujourd’hui présent en Belgique et au Portugal via des masters franchises et dispose de points de vente en Suisse et au Luxembourg. Il génère une activité considérable. Illico Travaux a réalisé pour plus de 72 millions d’euros de travaux en 2008 et plus de 70.000 personnes en France ont déjà fait appel à lui pour sélectionner les prestataires susceptibles de mener à bien leur projets de rénovation.
En 2007, Nicolas Daumont créé Domireva, un concept visant à fédérer sous enseigne les entreprises du bâtiment, tout en préservant leur indépendance. Ce réseau a pour vocation de réunir sous enseigne des entreprises du bâtiment de taille moyenne issues de tous les secteurs du second oeuvre, afin de leur permettre d’optimiser leur développement en leur offrant un appui commercial et en leur donnant accès à des techniques de management et de gestion très performantes.
Autre projet porté par Nicolas Daumont, le rachat de l’entreprise niortaise Camif Habitat en avril 2009. La marque est leader dans le domaine de la rénovation de l’habitat clés en main. L’entreprise a effectué plus de 50.000 chantiers depuis sa création en 1982. S’appuyant sur un réseau de professionnels composé de plus de 300 maîtres d’oeuvre et 3.000 entreprises du bâtiment, Camif Habitat propose aux particuliers la prise en charge « clé en main » des projets d’aménagement, de rénovation ou d’extension de l’habitat, ainsi que différents services de diagnostics. L’entreprise est aussi particulièrement innovante dans le domaine de la « rénovation durable ».
En 2008, Camif Habitat a réalisé un chiffre d’affaires de 73,5 millions d’euros HT (80% en rénovation, 20% en aménagement).
Enfin, Nicolas Daumont est également Président et cofondateur de la FFCT (Fédération Française du Courtage en Travaux), interface entre les professionnels du courtage en travaux et les Pouvoirs publics.
Dans l’actualité récemment
Nicolas Daumont s’est vu remettre le « Trophée du Meilleur Espoir » de l’année par la GPME de Lyon (Confédération Générale du Patronat des Petites et Moyennes Entreprises), à l’occasion de la 5ème Fête de l’Entreprise, une manifestation organisée le lundi 25 janvier 2010 à l’Espace Double Mixte de Villeurbanne, en présence d’Henri Novelli, Secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat et des PME.
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Commentaires
Merci nopasaran pour ce complément d’informations. Un commentaire à la fois très intéressant et argumenté !


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Questions
A quelques jours d’une nouvelle grande messe à la gloire de Nicolas D., Mesdames et Messieurs les journalistes , Comité de direction de la FFF, posez vous les bonnes questions …
Pourquoi un turn over si important en fin de contrat ? Quelle est la part des droits d’entrées dans le chiffre d’affaires du franchiseur ? Pourquoi le CA moyen de l’ensemble des franchisés réunis est inférieur à l’hypothèse basse des simulations Illico ? Pourquoi la si vertueuse FFCT annonce-t-elle deux cents adhérents depuis 2 ans et qu’à peine une centaine figurent sur son listing ? Comment se fait il qu’à peine 1/3 des franchisés des fondateurs de la FFCT ont souhaité s’inscrire à cette dernière ? Pourquoi la majorité des membres du bureau de la FFCT sont ils liés à ND par contrat ?
Réponses
Si le principe de la franchise est opportun pour une grande partie des commerces, il est malheureusement complètement inadapté pour le métier de courtier en travaux, pénalisant gravement sa rentabilité. Pour preuve, ce rapide calcul pouvant être vérifié librement, il suffit de croiser les différentes communications du leader et pionnier dans le domaine.
En prenant 2009 comme année référence, un courtier franchisé devant vivre des fruits de son travail aurait un revenu mensuel net moyen compris entre 675 € et 840 € (69 millions de travaux / 140 courtiers à 11% de commission = 54000 € de CA annuel soit 379500 € annuel – le coût Illico 121500 € sur 7 ans – location boutique – charges diverses- charges sur rémunération du courtier) pas de quoi justifier les 121 000 € à minima versés à son franchiseur sur les sept années de son contrat. D’ailleurs pour la première fois en 10 ans le nombre de courtiers franchisés de cette enseigne est en chute libre et la valeur des travaux réalisés est en régression ! Pour tenter de stopper l’hémorragie on propose donc aux courtiers d’autres sources de revenus complémentaires, ici des frais de référencements demandés aux entreprises, là un découpage des zones d’activités où encore là la possibilité de franchiser les artisans avec un nouveau concept qui fait rêver …
Gardez en mémoire qu’en cautionnant ce mode de fonctionnement, nombre de personnes ayant déjà subis un échec professionnel sont à la merci de ce type de franchiseurs peu scrupuleux en pensant placer leurs investissements dans de bonnes mains. A bon entendeur.