Concept et idées reçues sur le métier de chasseur immobilier

Métier encore jeune dans le secteur de l’immobilier, le chasseur immobilier commence à s’imposer en France, notamment grâce à sa médiatisation. Plus qu’un simple intermédiaire, le chasseur immobilier, appelé aussi chasseur d’appartement permet aussi bien d’éviter les interminables recherches et visites d’appartement mais aussi d’acheter un appartement ou une maison au meilleur prix.

Le chasseur immobilier est un métier apparu aux Etats-Unis, à New York plus précisément, dans les années 90. Au départ, le service est apparu dans le but de faciliter la vie de business men trop occupés à chercher un appartement ou une maison dans Big Apple et ses alentours, ceux-ci n’ayant tout simplement pas le temps de parcourir les annonces immobilières, ni d’aller visiter les logements.

Au fur-et-a-mesure, le concept s’est décliné pour les personnes étant essentiellement indisponibles physiquement, notamment dans les cas de relocation (mutation professionnelle).

C’est au début des années 2000 que ce service a explosé aux Etats-Unis et qu’il a fait son apparition en France avec la création de l’agence Côté Acheteur, gérée par Stéphane Meignant  et Catherine Catenacci, présidente et fondatrice de la Fédération Française des Chasseurs Immobilier.

Le concept fut si innovant sur le marché français, que l’agence a décidé d’ouvrir des franchises. C’est pourquoi on retrouve désormais Côté Acheteur à Paris et l’ensemble de la région parisienne (Seine et Marne, Yvelines, Hauts De Seine, Val de Marne et Val d’Oise), mais aussi à Lyon, Marseille, Lille, Biarritz, Nice, Annecy, Rennes et Deauville.

Fort de ce succès et face à une médiatisation accrue (« Recherche maison ou appartement » avec Stephane Plaza sur M6 ou   « Une maison peut en cacher une autre » sur France 2), bon nombre d’agences  proposant des services de chasseurs d’appartement ont fait leur apparition.

Néanmoins, certaines prétendues « vraies » agences de chasseurs immobiliers ont terni l’image du métier de chasseur de maison avec des pratiques illégales.

Le métier de chasseur immobilier, comme celui d’agent immobilier est régit par la Loi Hoguet.

C’est-à-dire qu’il se rémunère à la seule condition que son client signe un compromis d’achat. Il est donc totalement illégal qu’une agence demande des frais à son client tant qu’aucune transaction n’a été aboutie.

De fait, c’est  l’image du métier qui en prend un coup, surtout en période de crise où il passe pour un intermédiaire supplémentaire. Pourtant, les chasseurs immobiliers, tout comme une agence immobilière classique, peuvent s’avérer utiles voire nécessaires. Outre l’aspect pratique pour les personnes en manque de temps ou indisponibles physiquement, le chasseur immobilier est un vrai expert.

Catherine Catenacci nous explique : « Un bon chasseur d’appartement connait son quartier, sa ville, les exigences du marché, les tendances et l’ensemble des facteurs sur lesquels jouer au moment de la négociation. Avant d’avoir commencé à chercher, il est en mesure de voir si le bien recherché par son client existe et ce, à quel prix. Ceci permet d’éviter toute perte de temps pour le client comme pour l’agence ».

En effet, il arrive parfois qu’un client se présente auprès d’une agence car il recherche un bien spécifique, qu’il ne parvient pas à trouver. Le chasseur immobilier est certes un expert, mais pas un magicien. Certaines requêtes  formulées par de futurs acheteurs d’appartements ou de maisons sont parfois irréalistes. Le chasseur est là avant tout pour concrétiser et satisfaire les attentes de son client tout en sachant que le bien parfait n’existe pas à un prix raisonnable.

Il faut donc à chaque fois recentrer les priorités : emplacement, superficie, nombre de pièces, commodités, ascenseur, balcon et évidemment le prix en conséquence.

Une fois le bien rêvé trouvé, après avoir effectué diverses visites et transmis le plus souvent possible, en fonction de l’urgence,  un compte rendu de visite, il accompagnera son client jusqu’aux dernières négociations pour que ce dernier paie son appartement ou sa maison au juste prix ! Au final, sans l’expertise du chasseur, il se peut que l’acheteur ait pu payer son appartement ou sa maison beaucoup trop cher. Faire appel à un intermédiaire n’est donc pas forcément une opération couteuse, elle peut même s’avérer rentable !

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1 réponse

  1. reporter dit :

    L’idée reçue, c’est que la loi vous protège dès lors que son sens est ainsi déformé dans cet article promotionnel pour ingénus.

    En fait d’inclinaison côté acheteur, qu’en est-il ? Double-jeu et conflit d’intérêts.

    Directement inspirée des pratiques des agents doubles telles qu’elles sont ici présentées dans ce texte publicitaire, c’est en détournant la loi et en se sanctifiant par cet acte qu’une activité illégale dans de nombreux pays tente de s’imposer dans l’hexagone.

    En fait de concept si innovant, voici ce que Département d’Etat de la fameuse ville de référence en pense, avec un titre révélateur : soyez méfiant envers ces chasseurs-vendeurs dont il est plus haut cité et fait éloge de l’archétype :

    http://www.dos.ny.gov/cnsl/dualagcy.html

    Dans cette page très visitée et partout citée Outre-Atlantique, vous remarquerez que tout est détaillé, y compris les choses qui vont suivre.

    Qu’est-ce qu’un agent double ? Tout simplement un prestataire qui jure fidélité à quiconque le mandate… des 2 côtés, y compris dans le même temps. Il est, ou tout du moins prétend être, « au service » voire même à l’unique service de l’acheteur, mais à l’occasion aussi du vendeur pour la même opération.

    Cette phrase, bel et bien présente dans la « déontologie » de ces prestataires est, en effet, sans équivoque : « dans le cadre du service complet apporté à leurs clients, ils ont la possibilité de commercialiser des biens immobiliers par le biais de mandats de vente. » et l’endroit où elle se trouve révèle un profond problème, la France étant la première nation où ce dérèglement de l’activité d’agent de l’acquéreur est vu de manière si organisée.

    N’importe quel internaute ne mettra pas longtemps à effectivement découvrir les ventes, sociétés « parallèles » et collusions diverses, succursales « familiales » et j’en passe.

    Exemple pratique : ce prestataire, outre s’occuper de votre recherche, peut également commercialiser un bien que vous auriez à vendre, correct ? Sauf qu’il vous suffit de vous poser cette simple question pour découvrir ce qui l’est moins et le conflit d’intérêts : a qui sera vendu ce bien ? Réponse : forcément à un autre client… auquel il a ou aura aussi juré fidélité, le « commerce » se reproduisant à l’infini et commence par le bien que l’on vous propose.

    D’un intermédiateur qu’est traditionnellement l’agent immobilier, nous passons donc à un intervenant qui prétend être au service de parties dont les intérêts divergent, pour ne pas dire sont opposés ; où donc est la supériorité dans une déloyauté inhérente au processus ?

    Pour parler de vraies pratiques illicites, en voici un exemple :

    Lorsqu’il est avancé que « métier » de chasseur immobilier est régit par la Loi Hoguet, cette affirmation est un mensonge par omission, voici la vérité, de la plume même du Bureau du Droit Immobilier :

    « Cette activité n’entre pas dans le cadre de la loi « Hoguet ». Son exécution donne lieu à rémunération directement par le mandant de la prestation de recherche de biens. »

    Pourquoi donc prendre un tel risque en éludant ceci, en cachant que sont juste concernées les transactions ? Pour que l’intervenant ait une carte (qui n’est souvent qu’une simple attestation sans valeur) ? Certes non, puisque la loi s’applique et nécessite la seule vraie carte professionnelle qui existe dès que le prestataire fait visiter et s’entremet, alors ?

    Tout simplement parce qu’une opération concernée par la loi « Hoguet » implique certaines choses, notamment celle que le bien soit connu et qu’il puisse être sous mandat par le prestataire, cas des produits de notre agent double, naturellement.

    En généralisant le cadre de la loi, ces biens seront indiscernables de ceux, non concernés par ce texte, qui sont et devraient être inconnus pour faire l’objet d’une véritable recherche.

    Pourtant, la loi « Hoguet » est fort bien faite lorsqu’on comprend ce qu’elle implique, non seulement dans son cadre, mais aussi en dehors. Elle impose déjà simplement la gratuité de tout ce qui n’a rien faire dans son cadre.

    La situation est donc claire, aucune législation n’impose la gratuité d’actes dont la complexité justifie la rémunération, vous ne payerez pas d’honoraires de recherche tout simplement lorsqu’il n’y a pas de vraie recherche et que l’on vous propose un produit sous mandat.

    En conséquence, lorsque vous voyez ce genre d’affirmation : « Il est donc totalement illégal qu’une agence demande des frais à son client tant qu’aucune transaction n’a été aboutie. » (vous me pardonnerez pour la syntaxe, mais il s’agit d’une citation), soyez sûr qu’il s’agit de transactions loi « Hoguet » et non de recherche, donc de paroles d’agent-double si elle émane d’un « chasseur immobilier ».

    En guise de conclusion et ceci est de règle en affaires, nous dirons qu’il ne faut jamais se laisser distraire par les « petits cadeaux », surtout soit-disant légaux car il est pas d’usage, dans ce milieu, qu’un prestataire abandonne une rémunération à laquelle il a droit sans raison ; exiger des contrats différents et détaillés pour chaque opération est donc la première des sécurités sous peine de voir sa recherche réduite à peau de chagrin.

    Il est inutile de dire que le reste de cette publicité est du plus grand intérêt… pour le niveau maternelle.

    En effet, en ce qui concerne notamment la médiatisation, nous entrons de plain pied dans la pantalonnade franchouillarde répétée qui ne satisfera que l’ingénu, aussi pour avoir enfin du sérieux, consultez nos articles dans magazine-immobilier ou les médias spécialisés : business week, money, the wall street journal…

    Sinon, faites donc une recherche avec « dual agency », vous aurez le reflet d’une vérité qu’on n’ose guère évoquer ici, avec force détails et matière à réflexion.

    Enfin, par pitié, ne parlons par de ternir une réputation qui n’existe pas encore de manière organisée, principalement à cause de ce genre d’opportunisme.

    Si vous cherchiez le bug de l’an 2000, vous l’avez maintenant trouvé.