Notation extra-financière immobilière, la France n’a pas à rougir !

L’article ci-dessous reprend les conclusions d’un communiqué de presse publié par l’OID – l’observatoire de l’immobilier durable (*) – sur les tendances françaises en matière d’immobilier durable.

Bonne lecture 🙂

Avec une note de 55 sur 100 contre une moyenne de 52 pour l’Europe, la France fait figure de bon élève du classement européen du GRESB sur l’immobilier durable. En effet, ce mercredi 4 novembre 2015, l’Observatoire de l’immobilier durable (OID) présentait les indicateurs extra-financiers 2015 du GRESB pour la France. Introduit par Hervé Denize, Directeur Général Délégué chez NEXITY, la conférence s’est déroulée dans leur nouvel auditorium situé rue du Rocher à Paris.

La moyenne GRESB de la France s’élève à 55 contre 56 pour le monde et 52 pour l’Europe, ce qui place la France dans la catégorie « Green Star » – catégorie définie par le GRESB qui englobe les acteurs les plus matures en termes d’immobilier durable.

Ce premier benchmark français, proposé par l’OID, reflète l’analyse de 30 sociétés immobilières, dont 30% des sociétés cotées françaises (11) et 19 sociétés non cotées. Ainsi, la France est le 3ème pays européen en nombre de participants après le Royaume-Uni (139) et les Pays-Bas (41). Elle représente aujourd’hui 4% du panel mondial avec 71 milliards d’actifs sous gestion analysés.

La répartition des acteurs français sur le modèle quadrant du GRESB qui répartit les acteurs en 4 catégories – Green Star, Green Walk, Green Talk, Green Starters – correspond à la répartition de nos voisins européens. 50% des acteurs français sont classés en Green Star contre 54% au niveau européen. On dénote une hétérogénéité de répartition propre à la France qui se caractérise par un peloton de tête avec des notes parmi les meilleures y compris à un niveau mondial (Unibail-Rodamco, Klépierre, Altarea Cogedim, SFL, …) suivi par des acteurs aux notes intermédiaires.

En termes de « Best Practices », la France se démarque sur les certifications environnementales et la qualité environnementale de ses projets de construction. La montée en puissance des acteurs français sur le reporting, qui peut être correlée à la mise en application des obligations européennes et françaises de communication extra financière, ne reflète pas encore la juste valeur d’une capacité à faire mais plutôt d’une capacité à communiquer.

D’autre part, on constate que le marché français présente certaines spécificités en termes d’organisation du reporting ou encore de système de certification qui restent difficilement appréhendées par le GRESB à ce jour. L’OID travaillera avec ses membres en 2016 sur des recommandations afin que le système de notation du GRESB prenne mieux en compte les spécificités françaises.

Comme Eric OUDARD (Directeur Technique et Développement, SFL) et Felipe Gordillo (Senior Analyst ISR, BNP Paribas IM) l’ont souligné lors de leurs témoignages, il existe une marge de progrès intéressante sur l’implication de la gouvernance dans la déclinaison des stratégies environnementales, et également l’implication des parties prenantes dans leurs propres démarches. Nehla Krir (Sustainability Manager, AXA Investment Managers – Real Assets) soulignait quant à elle, que l’atteinte d’objectifs qualitatifs et quantitatifs en matière de performance développement durable devra passer par une implication croissante des locataires.

A ce titre, viser des certifications environnementales à des niveaux élevés, en déployant les moyens humains adéquats, est un très bon levier favorisant l’investissement des différentes parties prenantes.

En conclusion, au niveau européen, la France fait figure de bon élève sur le plan de l’immobilier durable. Les possibilités de progression restent, certes, nombreuses mais les premiers résultats sont encourageants. La représentativité de l’échantillon français dans les benchmarks internationaux ne cesse de croitre et certains acteurs français font office de leaders mondiaux sur le développement durable appliqué à l’immobilier. L’Observatoire de l’immobilier durable se veut le partenaire des acteurs qui choisissent de s’engager vers la performance environnementale en démocratisant les meilleures pratiques et en poussant à la prise en compte des spécificités françaises dans les référentiels internationaux.

Note :

  • L’Observatoire de l’immobilier durable (OID) est une association indépendante qui a pour objectif de promouvoir le développement durable et l’innovation dans le secteur immobilier.

A suivre :

Découvrez le dossier SnapShot France 2015 dans son intégralité (document PDF).

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