Les villes qui résistent le mieux à la crise immobilière

L’observatoire du Crédit foncier a récemment publié un classement de 100 villes françaises en fonction des risques de baisse des prix.

Ce classement tient compte de différents indices : le nombre de biens en vente, les prix pratiqués, mais aussi du dynamisme démographique et économique de chaque ville …

Il est au final possible de dresser une carte de France présentant « les villes les mieux armées face à la crise« .

Toutes les villes françaises ne sont pas égales face à la crise de l’immobilier

« Celles situées dans les régions à fort dynamisme démographique et économique sont les mieux armées pour résister à la crise, voire pour rebondir », estime François Blancard, directeur général du Crédit foncier.

Immobilier : la liste des marchés qui résistent

Les villes les mieux armées face à la crise
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L’échelle employée pour effectuer le classement attribue à chaque ville une note allant de A à D.

  • Crise oblige, aucune des villes n’a obtenu la note A.
  • Les mieux notées ont obtenu B + (Lyon, Nantes, Montpellier, Nice, Strasbourg, Toulouse etc). L’impact estimé de la baisse des prix est relativement faible pour ces villes. Les biens situés en centre-ville devraient au plus reculer de 5% en 2009.
  • Une baisse des prix de 5 à 10% est attendue dans les villes notées B (première couronne de Paris, Annecy, Marseille, Lille, Bordeaux, Nîmes, Perpignan, Aix-en-Provence…).
  • La situation devrait être plus critique dans les villes notées C + (Limoges, Montauban, Beauvais, Saint-Étienne…) et C (Brive-la-Gaillarde, Périgueux, Vesoul, Rodez). Les prix pourraient chuter de 10 à 20% dans ces villes. Une situation en partie attribuée l’offre très abondante de logements neufs, alors que la demande locative y est faible.

Tendances

Tendances macroéconomiques

Selon les conclusion de l’étude du Crédit Foncier :

– «75% des villes françaises présentent un risque assez faible» de forte baisse des prix ;
– les prix seront stables sur le marché des biens d’exception.
– mais un recul global des prix de l’ordre de 10% en 2009 ;
– des perspectives de ventes plus optimistes sont attendues pour la fin de l’année.

La banque exclut tout risque de « krach » immobilier, du fait de l’existence d’un déficit cumulé de production de logements en 10 ans estimé à 1,7 million.

Tendances sectorielles

– Le marché de l’immobilier neuf
Selon l’étude du Crédit Foncier, le marché de l’immobilier neuf pourrait repartir grâce aux nouvelles mesures gouvernementales : le doublement du prêt à taux zéro qui peut être ajouté à des prêts à taux zéro proposés par certaines villes et le nouveau dispositif Scellier-Carrez pour les investisseurs.

– Le marché de l’immobilier d’entreprise
Une baisse des prix de 5 à 25% est attendue dans le secteur de l’immobilier d’entreprise.

– Le marché de la location
En ce qui concerne le marché de la location, « les loyers en 2009 ne devraient pas baisser mais ne devraient pas augmenter non plus car sinon il y aura un risque d’insolvabilité des ménages« , a noté M. Ciuch. Quant aux loyers de bureaux, ils devraient baisser de manière plus nette en Ile de France – car l’offre est trop importante – qu’en province.

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